Trucs & astuces pour le montage vidéo :
Voici comment monter correctement vos vidéo !

"Un film se créé à la table de montage." Vous avez probablement déjà entendu ce genre d'expression. Elle rappelle que le montage est un processus décisif dans la création du film final. Les vidéos que vous avez tournées ne sont que des enregistrements bruts que vous transformez en film en les montant. Ou encore en des films différents.

Les tables de montage ont été remplacées par des ordinateurs depuis longtemps. Il est beaucoup plus facile et efficient de monter une scène de manière virtuelle à la souris sur un écran que d'utiliser de la véritable pellicule de film coupée aux ciseaux et recollée pour réaliser le montage.

Le montage vidéo est un art qui, comme tout art, suit certaines règles. Nous vous expliquons ci-après en quoi consistent ces règles, et comment vous pouvez les utiliser avec votre PC.

Coupes & techniques cinématographiques

Commençons par les termes de base de la technique du montage vidéo : rushes, plan, prises, coupe, scènes... Que faut-il vraiment comprendre ? Comment ces termes sont-ils liés les uns aux autres ?

  • Rushes est le nom des fichiers vidéo non coupés enregistrés sur la puce mémoire de votre caméra vidéo. Il s'agit de la matière brute de votre film.
  • Un plan est une séquence de film ininterrompue, c'est-à-dire chaque extrait filmé entre le début et la fin d'un enregistrement. Il est préférable de conserver une liste des plans que vous avez effectués lorsque vous filmez votre vidéo. Vous conserverez ainsi un aperçu des séquences qui se trouvent sur la puce mémoire. Si vous souhaitez prévoir les plans à l'avance, créez un plan de tournage ou découpage.
  • Prises Variantes des plans, elles présentent le même sujet selon divers paramètres et perspectives, mais se différencient les unes des autres par certains détails (comme l'éclairage ou les éléments du décors). Les prises permettent d'avoir le choix entre plusieurs possibilités au montage. Lors de la visualisation des enregistrements sur votre PC, le classement des prises et des plans ne doit pas être mélangé si possible. La différence entre une prise alternative et un nouveau plan doit être claire. Dans le domaine professionnel, on utilise des claps de film sur lesquels sont notés les numéros du plan et de la prise.
  • La coupe ("Cut" en anglais) est en fait le passage d'un plan à un autre. Il est très facile de définir une coupe : dans le logiciel de montage vidéo MAGIX Vidéo deluxe, il suffit de placer le marqueur de lecture à la position de la coupe souhaitée et d'appuyer sur le bouton "T". Ensuite, supprimez de la piste la section que vous ne souhaitez pas utiliser et rapprochez le reste de manière à combler l'espace vide créé. La tâche la plus difficile est de bien choisir la position de la coupe.
  • Une scène marque l'entrée dans une nouvelle section du récit. La scène correspond à une section du film présentant le plus souvent une unité spatio-temporelle discontinue ou complète. Une scène est constituée généralement de plusieurs plans. Lorsqu'il s'agit d'un dialogue par exemple, plusieurs plans en champ/contre-champ des interlocuteurs sont utilisés tandis que le son défile sans aucune interruption. L'ensemble constitue une scène de dialogue. Un changement de scène marque l'entrée dans une nouvelle section du récit. Par conséquent, la transition du dernier plan de la scène actuelle au premier plan de la scène suivante est généralement plus accentuée qu'une transition entre deux plans d'une même scène.

Plans

Comme nous l'avons déjà mentionné, un plan désigne une séquence de film tournée sans interruption. En règle générale, chaque plan doit durer au moins 3 secondes, sauf s'il fait partie d'une scène d'action ou de sport. Des prises plus courtes créent un sentiment d'agitation et de tension, qui peut bien sûr être utilisé délibérément pour créer une certaine dynamique. Mais normalement, vous devez connaître et appliquer la règle des 3 secondes.

Chaque "plan" est tourné selon un réglage spécifique de la caméra. Il détermine la taille du sujet visible dans l'image. La taille donne au spectateur une impression de la distance qui sépare le sujet de l'observateur. Les spectateurs s'inspirent de leurs expériences quotidiennes : un visage en gros plan remplissant l'écran crée une impression d'intimité et de proximité, des personnages paraissant minuscules dans l'immensité d'un paysage, en revanche semblent très éloignés.

Entre proximité et distance, les divers plans suivants sont devenus courants.

Plan général

Plan général

Dans ce contexte, les détails n'ont pas d'importance. Les paysages, les couchers de soleil, les lignes d'horizon sont "éloignés". Ce plan est souvent utilisé au début ou à la fin d'une séquence de scènes connexes et traduit une transition vers une nouvelle section.

Plan d'ensemble

Plan d'ensemble

Le "plan d'ensemble" offre au spectateur une vue globale de ce qui se passe et l'oriente. Il sert souvent à introduire une nouvelle section du récit. Par exemple, si vous montrez d'abord un long plan de l'extérieur d'une maison, puis un plan intérieur, ces deux plans sont liés entre eux sur le plan cinématographique. Le spectateur reconnaît la maison dans laquelle se trouve l'intérieur grâce au changement d'image.

Plan de demi-ensemble

Plan de demi-ensemble

Dans ce genre de plan, la distance au sujet est encore assez grande. L'intégralité des personnages est visible de la tête aux pieds, et vous pouvez suivre leurs actions. Le langage corporel est perceptible, mais les expressions faciales restent imprécises.

Plan mi-moyen et plan américain

Plan mi-moyen et plan américain

Dans le plan mi-moyen, le haut du corps des personnages est cadré à partir de la taille. La relation des personnes entre elles est clairement observable tout comme l'état de la communication. Le plan "américain" expose davantage les personnages filmés pratiquement jusqu'aux genoux.

Plan rapproché

Plan rapproché

Dans ce plan, les personnages sont cadrés au niveau de la poitrine. À la télévision, le "plan rapproché" est utilisés dans les journaux télévisés et pour cadrer les présentateurs. Il est souvent choisi pour attirer l'attention sur les expressions faciales des sujets.

Le gros plan

Le gros plan

Le "gros plan" - close up en anglais - cadre la tête jusqu'au cou ou à la base de l'épaule - la perception du spectateur est entièrement concentrée sur les expressions du visage. Le cadrage en "très gros plan" présente le détail d'une personne ou d'un objet. Il crée une impression de proximité intime. Avec ces plans, le spectateur se retrouve au centre de l'action.

Mouvements de caméra

Comme les films sont assez rarement constitués de plans statiques, il est également nécessaire d'établir en plus une description des mouvements effectués ou à effectuer par la caméra. La caméra peut effectuer des travellings, des panoramiques et des zooms à des vitesses très variées pour créer des sensations de calme ou de précipitation, de détente ou dramatiques. D'ailleurs, de nos jours, la caméra ne doit pas forcément toujours être fixée sur un trépied pour éviter les vibrations. Utiliser une caméra au poing est depuis longtemps devenu un procédé stylistique visant à créer plus d'authenticité, de nervosité et rendre l'action plus dramatique.

Des trépieds pour les mouvements

Panoramique

Les plans panoramiques offrent une vue d'ensemble et sont utilisés pour dévoiler les paysages ou d'autres espaces importants. Un panoramique correct débute avec environ 2 à 4 secondes d'arrêt sur l'image de départ et se termine à nouveau avec 2 à 4 secondes d'arrêt sur l'image d'arrivée. Entre le début et la fin, la caméra se déplace lentement, en douceur et à une vitesse régulière. Règle de base pour le tournage : ne démarrez pas trop tôt, ne vous arrêtez pas trop tôt, et tentez de ne pas interrompre le mouvement.

Les panoramiques s'effectuent aussi bien dans le plan horizontal que vertical, mais jamais en diagonal. Ils peuvent également être combinés. Pivotez la caméra dans une seule direction – ni de gauche à droite et de droite à gauche et ni de haut en bas puis de bas en haut. Utilisez un trépied. Dans la plupart des cas, vous devriez d'abord enregistrer une vue d'ensemble des points de départ et d'arrivée et réfléchir à la manière de déplacer la caméra d'un point à l'autre. Et faire ensuite plusieurs tests.

Un programme de montage vidéo puissant comme MAGIX Vidéo deluxe permet de créer ultérieurement des panoramiques virtuels à partir des plans fixes. Ensuite, chez vous, il sera possible de déterminer sur votre PC le cadre de l'image de départ du panoramique, puis l'image finale. Le panoramique intermédiaire sera alors calculé automatiquement par le programme. L'image de départ s'affiche en plein écran et un "panoramique" lent progresse dans l'image vidéo jusqu'à l'image de fin. Pour ce faire, l'enregistrement d'origine doit présenter une résolution suffisamment élevée afin de ne pas créer d'effet de pixellisation en appliquant le zoom sur l'image.

Zoom

Le zoom est une simulation de mouvement de caméra avec laquelle ce qui est montré est agrandi ou réduit. Il crée l'illusion de se rapprocher ou de s'éloigner du sujet. L'utilisation du zoom présente toujours quelques inconvénients. Ainsi, tout tremblement subtil de la caméra devient rapidement une oscillation considérable, car les mouvements sont amplifiés par le grossissement. C'est là que l'utilisation d'un trépied ou d'un système de stabilisation d'image en post-production s'avère utile.

Les zooms numériques peuvent également être créés plus tard avec le logiciel de montage vidéo. Toutefois, il est préférable d'utiliser le zoom analogique de la caméra et de conserver ainsi la même résolution. Dans l'idéal, ne vous contentez pas de zoomer de manière statique, mais avancez en même temps avec la caméra.

Une alternative au zoom est le réglage de la mise au point. Un exemple typique : une personne est placée devant une affiche ; la mise au point est faite sur cette personne. Elle raconte quelque chose. Dès qu'elle a terminé, la mise au point est modifiée, l'affiche devient nette et passe au premier plan. Avec un peu d'habilité, vous n'avez même pas besoin de modifier le réglage.

Mouvement de caméra

Vous connaissez les mouvements de caméra de presque tous les films. Pour rendre plus dynamique un événement statique, déplacez la caméra pendant l'enregistrement.

Au cours de ce processus, de nouveaux éléments apparaissent toujours dans le champ de la caméra. Il s'agit par exemple d'une scène filmée par la fenêtre ouverte d'une voiture ou en marchant à côté d'une personne.

Plus la caméra est tenue avec calme, mieux c'est. Les professionnels utilisent souvent des rails à cet effet. Mais vous pouvez également créer des mouvements de caméra silencieux en utilisant un chariot. Placez l'appareil photo sur un trépied, le trépied sur un chariot et déplacez lentement le chariot autour de votre sujet.

Travelling demi-circulaire sur un objet

Si vous remarquez au cours du montage sur votre PC qu'un plan est trop statique et qu'il serait intéressant d'ajouter un mouvement de caméra, vous pourrez aussi créer un effet de mouvement virtuel avec un bon logiciel de montage vidéo comme MAGIX Vidéo deluxe. Pour ce faire, comme avec les panoramiques, vous devez commencer par choisir la section d'image qui sera ensuite affichée en plein écran et à partir de laquelle un mouvement sera créé selon des trajectoires librement configurables. Cela fonctionne également avec les photos.

Scènes

Le montage permet de définir les paramètres dans leur forme finale et d'assembler les scènes. Dans une scène en cours, les changements de plan doivent se faire remarquer le moins possible. Pour passer d'une scène à une autre scène, c'est l'inverse : le changement d'espace ou temporel qui s'opère doit être évident. Le montage doit donc l'être tout autant.

Une coupe entraîne un changement temporel, d'espace ou de perspective – une rupture. La continuité du récit est interrompue, mais des techniques permettent de les dissimuler au spectateur. On appelle ce principe « le montage continu » ou « invisible ». Le montage invisible ne l'est naturellement pas au sens littéral, mais il ne doit pas être ressenti consciemment par le spectateur afin qu'il conserve l'impression d'un récit fluide.

Il s'agit d'une part d'extraire les séquences brutes que vous souhaitez conserver de l'ensemble. Les points d'entrée et de sortie doivent être définis séparément pour chaque plan. Il s'agit également de définir les transitions entre chacun d'eux : ou s'arrête le premier, ou s'achève le second ?

Définir l'endroit où le plan doit être coupé dépend toujours du plan suivant. De même, la durée idéale d'une configuration se définit lorsque celles des plans précédents et des plans suivants sont connues. En définissant la durée des paramètres, vous créez un rythme filmique pouvant rendre le déroulement de l'action plutôt dramatique ou détendu.

Tout dépend donc toujours de la cohérence de l'ensemble. Mais nous n'allons pas vous laisser seuls avec une réponse aussi vague. Des réponses plus exactes se sont formées au cours de l'histoire du cinéma. Entre les maîtres du montage, savoir s'il s'agit là de règles générales, de simples recommandations, ou de véritables prétentions totalitaires a été à l'origine de vives discussions. Mais ceci n'est pas notre sujet. Les principes du montage dit « classique » sont le résultat d'années de travail de monteurs professionnels et leurs connaissances ne peuvent qu'enrichir la technique personnelle.

Les techniques de montage

Où doit-on effectuer les coupes, comment assembler les plans ? Ces questions sont les plus importantes pour le montage vidéo concret.

Nous nous limiterons à deux principes essentiels :

Le montage du mouvement

Le premier principe est de toujours couper un mouvement à l'intérieur d'une scène. Lorsque vous avez par exemple tourné un gros plan et un plan rapproché dans lesquels une personne porte un verre à ses lèvres et boit, il est préférable de couper le plan au milieu de l'action, lorsque le bras se soulève.

Le sens de ce principe est de rendre cette coupe la moins visible possible. Le spectateur indentifie le but du mouvement et en anticipe pour ainsi dire la fin. Le spectateur est préparé au plan qui va suivre, il sait déjà que le verre va atteindre les lèvres. Il connaît l'action. Lorsque le plan est coupé au cours du mouvement, le passage au plan suivant paraît plus harmonieux que s'il avait lieu une fois le mouvement réalisé dans son intégralité et qu'une nouvelle action sans relation débutait.

Aucune image vide

Les scènes doivent être coupées avant la sortie du cadre des protagonistes, sans laisser un espace abandonné. Il y a une raison particulière à cela. En cas de transitions entre deux scènes, un espace vide peut au contraire être utilisé pour porter une tension narrative à sa fin. Mais les images « vides » doivent être évitées à l'intérieur d'une même scène.

Les deux principes correspondent aux variantes d'un même principe : les scènes doivent être traitées comme un tout dramatique et la présence d'une image vide ou d'un mouvement entièrement achevé en signale la fin.

Champ/Contre-champ

Le montage en champ-contre-champ est le principe le plus simple, le plus répandu et le plus évident utilisé en général au cinéma comme à la télévision. Imaginez une personne dans une rue souhaitant entrer dans une maison. Elle s'approche de la porte d'entrée de la maison et l'ouvre. La coupe survient lorsqu'elle entre, et le contre-champ est une prise intérieure présentant la même personne qui ferme la porte et suspend son manteau à une patère.

Lorsque ces deux plans sont montés ensemble, ils forment une action naturelle et personne ne doute que le couloir dans lequel l'homme enlève son manteau est celui de la maison devant laquelle il se tenait dans le plan extérieur précédent. Bien que cela ne soit souvent pas le cas dans la réalité des studios de films.

Ou bien pensez au dialogue d'un film : vous voyez et entendez parler un acteur en plan rapproché, et pendant qu'il parle, le visage d'un interlocuteur est soudainement inséré. Une chose qui ne correspond en rien à la bande son apparaît ; un visage immobile. L'attention du spectateur transforme ce visage muet en celui d'un interlocuteur. Sans montage, ce plan serait simplement celui d'un visage. Utilisé en tant que contre-champ dans un dialogue, ce visage devient celui d'un interlocuteur. Le visage inexpressif dans ce contexte peut tout à coup se couvrir d'une réaction spécifique : attention, scepticisme, rejet...

La compréhension de l'ensemble de l'intrigue du film émerge "coupe par coupe" du montage de ces mini-séquences génératrices de sens. Les scènes montées sont associées à un déroulement dramatique par le spectateur. Il existe bien d'autres techniques de montage que le champ/contre-champ n'étant en partie cependant que des variantes de celui-ci.

Montage causal

Les plans montés ensemble dépendent les uns des autres dans une relation de cause à effet. Sans le premier plan, on ne pourrait pas comprendre le suivant.

Exemples : deux personnes se disputent bruyamment et, dans le plan suivant, l'une d'entre elles disparaît par une porte qu'elle claque. Ou bien quelqu'un tire avec un revolver et dans le plan suivant, un autre personnage s'écroule.

Le montage parallèle

Deux actions sont montées en parallèle en présentant les plans de la progression de chaque action. Raccourcir progressivement les scènes permet d'accélérer le rythme et d'augmenter la tension jusqu'à un point culminant.

Par exemple, imaginez deux voitures rouler rapidement vers une intersection depuis des côtés opposés. Lorsque la durée des plans montés en parallèle est réduite, la tension menant à l'accident (s'il y en a un) est plus forte.

Montage associatif

L'agencement des scènes crée une association particulière dans l'esprit du spectateur. L'énoncé résultant de l'association n'est pas explicitement exprimé.

Exemple : un homme joue au loto et dans le plan suivant, un concessionnaire lui présente des modèles de voiture de luxe.

Montage de remplacement

Les événements qui ne peuvent ou ne doivent pas être représentés sont remplacés par une image qui les évoque.

Exemple : un enfant naît, mais au lieu d'assister à la douloureuse naissance à l'hôpital, on montre l'éclosion d'un bourgeon. Ou un couple s'enlace dans un lit et un feu d'artifice sera utilisé en tant qu'évocation.

Montage contrasté

Des plans particulièrement différents sont montés ensemble, par exemple pour attirer l'attention du spectateur sur une contradiction.

Par exemple : un touriste est allongé sur une plage, et le plan suivant montre des mendiants.

Le contraste est souvent utilisé pour raccorder une scène longue et calme, et préparer le spectateur à revenir à l'action principale. Imaginez un acteur observant longuement une photographie et soudain dans les images suivantes un train très bruyant entre dans une gare.

Montage formel

Les plans sont montés ensemble car ils contiennent un élément formel en commun, par exemple un même contenu de couleurs, formes, ou mouvements (un pantalon rouge et une rose rouge, un ballon de foot et un globe terrestre, une défenestration et la chute d'une plume).

Le montage formel le plus célèbre doit être celui de Stanley Kubrick dans la scène d'ouverture de "2001 l'Odyssée de l'espace" dans laquelle un singe lance un os dans les airs. Dans le plan suivant, un satellite en orbite poursuit le même mouvement, bien que quatre millions d'années séparent les deux actions.

On reconnaît ici aussi le sens généré par le montage : les deux plans n'ont en commun qu'un mouvement. Et pourtant le montage exprime une relation supplémentaire, qui énoncerait par exemple que l'incarnation de l'être humain a commencé au lancement de l'os et se prolonge jusqu'à l'ère des satellites.

Transition sonore (coupe J-L)

Vous avez déjà vu ce genre de scènes dans lesquelles une personne lit à une table dans le calme d'une soirée et soudain des voix agitées et des sonneries de téléphone s'élèvent. Et juste avant que l'on se demande de quoi il s'agit, une coupe introduit une nouvelle scène, par exemple dans le commissariat d'où provient le son.

Cette technique est un "split audio". La piste du son et celle de l'image sont décalées. Cette technique est également appelée montage J-L car, avec un peu d'imagination, l'image et le son dans l'arrangeur du programme de montage vidéo forment un "L" ou un "J" lorsque la piste audio commence sans l'image correspondante.

Plan sur plan ou jump cut

Voici pour finir une dernière technique qui consiste, contrairement aux précédentes, à briser la continuité du déroulement de l'action dans une scène. Le jump cut est destiné à provoquer l'irritation ; il attire l'attention du spectateur en interrompant le plan à des moments apparemment inappropriés, mais reprend immédiatement après. Cela donne l'impression qu'il manque une partie de l'enregistrement.

Il peut être produit de diverses manières, l'essentiel étant que la coupe provoque un effet de "saut" de l'image. Les Jump Cuts sont assez récents et utilisés dans tous les domaines, par exemple dans les portraits, lorsqu'une interview contient des changements d'images abruptes.

Ligne du regard ou règle des 180 degrés

Dans le montage vidéo, il existe une règle importante concernant la composition des plans. Lorsque qu'un personnage se déplace de la gauche vers la droite et puis soudain de la droite vers la gauche dans le plan suivant, cela signifie que l'axe des 180° a très certainement été franchi. C'est agaçant et on se demande où souhaite aller cette personne.

Représentation schématique de l'axe des 180° (règle des 180 degrés)

L'axe qui ne doit pas être dépassé est appelé aussi « ligne du regard ». Il s'agit d'une ligne imaginaire coupant l'espace dans lequel se situe l'action et le divise en deux. Le côté où se trouve la caméra est un demi-cercle défini d'une part par le point où se trouve la caméra, et d'autre part par la ligne de regard ou d'action du film. Cet angle de 180° formé par le demi-cercle a donné son nom à cette règle. Ce demi cercle de 180° correspond à l'orientation spatiale du spectateur comme au champ de vision ou à la scène d'un théâtre. La règle des 180° indique que seuls les plans tournés depuis ce demi-cercle peuvent être montés les uns à la suite des autres.

Voici un exemple : deux comédiens se regardent directement dans les yeux dans une scène de dialogue. L'axe correspond dans ce cas à la direction des regards. La caméra peut montrer les acteurs de profil en les filmant de manière frontale, en biais pratiquement de face et dans les cas extrêmes, en filmant par dessus l'épaule de l'un des acteurs et le second de face. (Ce genre de plan appelé « over-the-shoulder shot » est très populaire car il combine la perspective de l'acteur avec le point de vue extérieur.)

Tout ces plans peuvent se monter sans problème les uns à la suite des autres. Mais à partir du moment où la caméra est déplacée de l'autre côté de la ligne imaginaire/ de l'axe, les positions des partenaires paraissent échangées à l'image. L'acteur qui se trouvait à gauche dans l'image apparaît alors à droite de l'image. La règle a été transgressée en franchissant la ligne.

Ces problèmes apparaissent lors du montage. Lorsque cet axe est dépassé dans un plan qui n'est pas encore monté, on ne peut pas encore parler de faux raccord mais d'un changement d'axe qui pourrait servir une continuité de l'image et ainsi l'orientation du spectateur.

Les axes sont constitués à partir des déplacements et des regards des acteurs. De nouveaux axes peuvent être créés lorsque les acteurs regardent soudainement ailleurs, se retournent, se déplacent ou lorsqu'un nouvel élément entre dans le cadre. Dans ces cas, il est possible d'utiliser les plans tournés hors du demi-cercle d'origine en utilisant le nouveau créé par le changement d'axe et d'orientation du spectateur.

Fondus et transitions

Les coupes mais aussi les transitions dont des éléments importants. Les transitions définissent de quelle façon deux paramètres se lient l'un à l'autre. La coupe franche est la plus utilisée dans les films, il s'agit en fait d'une absence de transition entre deux plans bruts & sans effet.

Des fondus enchaînés apparaissent parfois entre les scènes et des fondus d'ouverture et de fermeture progressifs. Dans le cas d'un fondu, l'image de la scène précédente fond dans l'image de la suivante. Dans les diaporamas, les fondus sont souvent utilisés car des images fixes sont présentées. Ce fondu prépare le passage à la prochaine image et l'atténu.

Dans le cadre d'un film, on cherche généralement à construire une certaine continuité et par conséquent les transitions à l'intérieur d'une même scène doivent rester les plus sobres possibles. Les fondus enchaînés d'un film informent le spectateur d'un changement de scène. Il déplace l'attention d'une continuité à un changement.

Les fondus de fermeture provoquent un effet de coupure plus important. Une scène s'achève sur un fondu et un écran noir apparaît brièvement. Et ensuite seulement apparaît la scène suivante, le plus souvent avec un fondu à l'ouverture. Ces fondus offrent une courte pause au spectateur et lui permettent de recevoir une nouvelle scène. Cela peut se comparer à fermer les yeux un instant après avoir lu un chapitre ou encore au baisser de rideaux des pièces de théâtre. Ces fondus marquent en général la fin d'un enchaînement de scènes : une séquence.

Il existe bien sûr d'autres effets de transition impressionnants utilisés dans les films. L'image de la dernière scène s'envole en tourbillonnant ou disparaît lentement comme dans un tunnel.

Vous devriez pourtant utiliser ce genre d'effets avec parcimonie, car ils déconnectent le spectateur de l'action du film.

Le bon logiciel de montage

Pour produire un bon film vidéo reprenant les techniques cinématographiques décrites, en plus des séquences vidéo provenant de votre caméra, avez besoin d'un logiciel de montage puissant. Il est important de tester plusieurs montages et de pouvoir revenir à l'état initial. Le programme de montage vidéo doit donc vous inviter à faire des test et être suffisamment intuitif pour que vous puissiez parcourir diverses possibilités de montage en quelques clics.

Nous vous recommandons donc d'utiliser MAGIX Vidéo deluxe Plus. Ce logiciel de montage vidéo complet contient tout ce dont vous avez besoin pour utiliser l'ensemble des techniques cinématograhiques décrites sans une longue période de formation. Les pistes audio et vidéo sont clairement disposées dans l'arrangeur et peuvent être coupées, raccourcies et rallongées à nouveau à tout moment sans modifier les précieuses séquences du disque dur, car le programme fonctionne de manière virtuelle.

Chaque étape peut donc être testée et annulée sans problème. Pour réaliser un montage J-L, par exemple, il suffit d'appuyer sur la touche Alt au niveau d'une coupe et, en maintenant le bouton de la souris enfoncé, de faire glisser le bord de la piste de l'image vers l'arrière tandis que la piste du son reste inchangée. Faites ensuite glisser la piste audio avant vers la gauche et les deux réglages l'un dans l'autre - le support acoustique "est prêt".

Vidéo deluxe propose toutes les fonctions de montage mais aussi des fonctions spéciales importantes comme une bonne stabilisation de l'image, par exemple pour les panoramiques réalisés sans pied, des mouvements de caméra virtuels ou encore une optimisation de l'image puissante.

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